Mesurer la vitalité de l’expertise consiste à évaluer non pas seulement ce qu’une organisation possède comme contenus, mais sa capacité à maintenir son expertise vivante et utile. Pour KleioVault, cette vitalité se lit à travers six dimensions complémentaires : Capter, Préserver, Faire circuler, Mobiliser, Enrichir et Gouverner.

Qu’est-ce que la vitalité de l’expertise ?

La vitalité de l’expertise est la capacité du patrimoine d’expertise d’une organisation à rester accessible, transmissible, mobilisable et capable de s’enrichir dans le temps.

Le patrimoine d’expertise comprend les connaissances, savoir-faire, méthodes, expériences, contenus et contextes accumulés par l’organisation.

Pourquoi un simple inventaire de contenus ne suffit-il pas ?

Un inventaire répond à la question « qu’avons-nous ? ». La vitalité répond à une question différente : ce que nous avons peut-il encore aider les bonnes personnes à comprendre, décider et agir ?

Une organisation peut posséder beaucoup de ressources tout en souffrant de documents obsolètes, de friction d’accès, de dépendance à des personnes clés ou d’une faible utilisation de son expertise.

Quelles sont les six dimensions de vitalité ?

Capter

Faire émerger et formaliser l’expertise qui risque autrement de rester implicite ou dépendante des individus.

Préserver

Maintenir les ressources fiables, structurées, versionnées et disponibles dans le temps.

Faire circuler

Permettre à l’expertise d’atteindre les personnes autorisées qui en ont besoin.

Mobiliser

Transformer l’expertise disponible en aide concrète pour comprendre, décider ou agir.

Enrichir

Faire en sorte que les nouvelles questions, réponses, expériences et apprentissages améliorent le patrimoine collectif.

Gouverner

Définir les responsabilités, droits, priorités, règles de qualité et mécanismes de révision.

Quelles ruptures peut-on observer ?

KleioVault distingue notamment six grandes ruptures : perte d’expertise, obsolescence, friction d’accès, non-mobilisation, stagnation et gouvernance insuffisante. Une organisation n’est pas nécessairement faible partout : l’objectif est d’identifier où le cycle perd le plus de vitalité.

Comment utiliser cette mesure ?

Le Diagnostic de vitalité de l’expertise permet d’établir un point de départ, d’identifier les dimensions les plus fragiles et de prioriser les premières actions. La mesure n’est pas une fin : elle sert à décider où intervenir, puis à observer l’évolution dans le temps.

À retenir

La vitalité de l’expertise permet de passer d’une logique de stockage à une logique de capacité collective. L’enjeu n’est pas seulement de conserver ce que l’organisation sait, mais de s’assurer que cette expertise puisse continuer à circuler, être utilisée et progresser.

À retenir

La vitalité de l’expertise mesure la capacité d’un patrimoine d’expertise à rester accessible, transmissible, mobilisable et à s’enrichir dans le temps.